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Burn out: les profils à risques et les métiers à risques

13 février 2018

Les tentatives de classifications du burn out sont délicates du fait de la singularité de chaque individu et donc des terrains psychologiques propres à chacun.

Freudenberger distingue trois types de fonctionnements:

Le travailleur dévoué et zélé qui accepte trop les tâches.

Le drogué du travail « workaholic », qui surinvestit son métier dont la vie privée est insatisfaisante.

L’employé « autoritaire », qui estime que personne ne peut être aussi efficace que lui.

Friedman et Rosenman ont décrit trois typologie de personnalité (ABC), se démarquant par leur manière de gérer leur stress:

Type A: il est constamment dans l’urgence, enchaîne différentes tâches en même temps, ne « s »arrête jamais »…le repos pour lui est synonyme de perte de temps. C’est un compétiteur, il se méfie des collègues qui peuvent être plus performant que lui

Type B : est plus détendu, il est moins virulent que le A pour atteindre ses objectifs. Cette souplesse lui permettrait de rencontrer plus de succès professionnel qu’un type A dont la stratégie est tout en force.

Type C : il intériorise le tension nerveuse, a tendance à la rumination. Il réprime ses émotions, ce qui le consume de l’intérieur. Quand les verrous de sécurité sautent sous l’effet d’un trop plein de stress, la décompensation se manifeste sous de dépression.

Les comportements: identification à la fonction et la vie par procuration

L’investissement exclusif de la personne dans son rôle professionnel dépasse toute commune mesure. Il n’y a pas de frontière entre vie professionnelle et vie privée, il en découle qu’une déception sur le plan professionnel est vécue comme une expérience traumatique mettant sa vie en question. Les rêves et les ambitions, les croyances autour de l’image sociale du métier, le statut social que représente la profession fragiliseront l’individu.

Les métiers à risques:

-Cadres: résultat de tensions où s’entremêlent négociations dans des contextes tendus et absence de contrôle sur le métier et le cours des événements, manque de soutien dans le collectif de travail, besoin de prendre des décisions rapides, difficultés à gérer en même temps expertise technique et complexité psychologique dans le management…Un sentiment d’impuissance se crée qui peut alimenter un ressentiment à l’égard du système et de la hiérarchie.

On retrouve des moyens qui manquent pour faire face; une pression trop forte; les objectifs et le promesses de reconnaissance qui les accompagnent sont inatteignables; les émotions sont épuisantes; il doit gérer des messages contradictoires venant de la hiérarchie; sentiment de non-sens, d’inutilité et de culpabilité; les rapports humains sont fragilisés renforçant le sentiment de solitude.

-DRH et leur équipe: ils sont pris en étau entre les exigeances économiques et les employés de l’entreprise. Ils sont impliqués dans l’organisation des licenciements, des restructurations et des réductions de personnel. Le DRH est le témoin des drames et secret que le différents protagonistes lui confient. C’est une position d’équilibriste qui peut lui valoir de devenir la cible de tir croisés!

-Les travailleurs sociaux: cette profession exige de rester empathique et de développer l’art de la gestion des émotions contradictoires, à la longue cet effort constant peut user et mener à l’épuisement émotionnel.Parfois certaines directions attendent de la part de la profession des paramètres objectifs et chiffrés attestant la rentabilité du travailleur social. Hors ces métiers ne peuvent se réduire à une dimension financière, le cœur de métier étant l’humain! Ils ont une faible marge de manœuvre, et n’ont aucun contrôle sur leur activité. Le soutien entre les équipes protège contre l’épuisement.

-Les métiers du soin(médecin, paramédicaux…): outre les exigences propre à la responsabilité morale ou pénale, médecin sont confrontés à la difficulté de gérer la distance entre le rapport avec la souffrance et l’anxiété du patient.

-Les enseignants: la charge de travail, un contexte d’incertitude, un sentiment d’isolement entretenu par les relations insatisfaisantes enter collègues, des attentes irréalistes de la part de la hiérarchie sont autant d’ingrédient favorisant l’apparition de burn out.

-Les policiers: motivés par des intentions positives dans le soucis de rendre service, les policiers sont confronté à al dureté de la réalité, aux tensions avec la hiérarchie, au cynisme des collègues et à celui du système. le risque est qu’à force de maîtriser ses réactions face aux drames humains, il perdrait contact avec sa propre sensibilité et ses valeurs personnelle qui lui ont fait choisir initialement le métier.

Extrait et résumé du livre « Le burn out: comprendre et vaincre l’épuisement professionnel » S.Peters et Dr P.Mesters