HYPNOSE - SOPHROLOGIE - EFT Hypnothérapie - Coaching - Grenade, Toulouse et Agen

Hypnose et cancer

15 décembre 2019

Comment l’hypnose peut être un soutien dans le cas cancer?

Pour répondre à cette question je reprendrais le témoignage d’un praticienne Laurianne Bordennave paru dans Hypnose et Thérapies brèves N° 45 p 55.

…. » Jean Marc Benhaiem aborde un concept majeur dans l’hypnose ou les portes de la guérison: l’hypnose se travaille sur deux versants. La première façon d’utiliser l’hypnose, la plus connue du grand public, consiste en une forme d’absence à soi. On s’éloigne de la réalité, ce qui est bien utile lorsqu’elle est trop difficile à supporter. On peut par exemple se réfugier dans un lieu secure, ou bien se couper de ses afférences sensorielles. La transe hypnotique a ceci de particuliers qu’elle peut neutraliser les sensations et les émotions, et certains patients ont bien besoin de s’extraire d’un quotidien trop lourd à supporter. Le second versant, moins connu et moins maîtrisé serait d’entrer dans la réalité de plain-pied et d’y trouver sa place pleinement, se laissant absorber par ce qui nous arrive ici et maintenant. Ce processus, qui consiste à adhérer à ce qui est, est bien plus complexe mais porte des fruits inouïs: la personne s’installe dans une posture où elle s’accommode de ce qui est de façon dépassionnée et tranquille. L’hypnose en oncologie demande d’user savamment de ces deux pôles tour à tour, en fonction des besoins de la personne malade »…

Cet extrait illustre bien de la complexité du travail thérapeutique, le plus important étant pour le praticien de trouver une posture juste là ou la guérison est la plupart de temps absente. Dans ce contexte, les patients ont un sentiment d’être figé. Là où il existe un avant et un futur incertain, Callista Roy infirmière canadienne, propose un travail de construction d’un pont vers un autre soi-même pour permette au patient de se remettre en mouvement et de se reconstruire.

Cette mise en mouvement peut prendre différente formes: l’apprentissage de l’auto-hypnose pour atténuer les douleurs, la participation a un groupe d’échanges, un suivi individuel facilitant une décharge émotionnelle et une opportunité pour maintenir un état d’esprit positif…

Le suivi est réellement en phase avec ce que le patient vit, le plus juste étant simplement une « simple présence et accueil » de la souffrance.

Article Martine Zocca-Hypnothérapeute